SB200 refurb

Les Amplificateurs de la série SB200 ont été et restent des valeurs sûres si l’on souhaitent un peu de puissance à partir d’un transceiver classique délivrant une centaine de watts.
Bien évidemment, les amplificateurs à tubes ont leurs propres avantages et inconvénients comparés aux amplificateurs LDMOS mais chacun fera le choix qui lui convient.
L’essentiel des pannes rencontré sur cet amplificateur provient de l’alimentation et / ou des tubes 572B.

L’ALIMENTATION :

HEATHKIT a produit ses SB200 entre 1964 et 1978, en conséquences, les plus récents d’entre eux affichent malgré tout, 45 années à ce jour..!
L’alimentation met en œuvre un transformateur délivrant 800V suivi d’un doubleur de tension et d’un pack de 6 condensateurs de filtrage de 125uF / 450V montés en série soit  21uF / 2700V.
La panne la plus fréquente de cette alimentation est la perte de capacité ou encore le claquage d’une ou plusieurs diodes.
Les condensateurs de l’époque peuvent être, à taille égale, remplacés par des 220uF, voire 450uF.
La récupération du circuit imprimé en bakélite n’a pas été tentée et un nouveau CI en époxy a été dessiné et commandé.

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LES TUBES 572B

Bien qu’il soit possible de trouver ces tubes, j’ai opté pour une modification en profondeur du SB200 en remplaçant les 572B par 2 GI7B.
Je me suis inspiré de la littérature existante en adaptant à mon idée ce qui était (à mon avis) perfectible.

Le tube GI7B :

On le trouve assez facilement sur le net et son coût reste encore abordable malgré des augmentations récentes.
La haute tension disponible est compatible avec ce tube, les tensions de chauffage et de polarisation sont par contre à revoir.

Le chauffage :

Les 572B se chauffent en 6.3V, les GI7B en 12.6V sous 2A pièce environ
Point de salut avec le transformateur du SB200 qui ne délivre que 6.3V sur un de ses secondaires. Une alimentation spécifique pour le chauffage a donc été prévue.
Mon choix s’est porté sur une 220/12V à découpage pouvant délivrer 8A et équipée d’un réglage de la tension de sortie.

La polarisation :

Les circuits de polarisation de la GI7B sont nombreux et j’ai retenu la version de la paire diode zener / PNP traversé par le courant de cathode des 2 tubes. Une diode zener supplémentaire commutée assure le blocage du tube en réception.

La ventilation :

La GI7B est livrée avec un radiateur spécifique. J’ai opté pour un radiateur rectangulaire pourvu de nombreuses ailettes.
Chaque tube est montée au dessus d’un ventilateur, les électrodes arrière sont également refroidies par deux petits ventilateurs.

Le montage :

La dépose des tubes 572B et leur culot, le ventilateur d’origine ne posent pas de difficulté. Par contre l’intégration des 2 GI7B demande réflexion sachant que je n’avais pas l’intention d’utiliser de culot spécifique.
Une contre plaque percée au diamètre de la grille du tube permet son maintien par simple pression contre la paroi d’origine. L’orifice des deux culots des 572 permet le passage des deux électrodes des filaments.

L’alimentation en chauffage s’effectue donc par des clips en cuivre. La self de chauffage a été remplacée par un tore.

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Les temporisations :

Deux circuits de temporisation ont été implantés :

– une temporisation de 180 secondes pour le chauffage des tubes
– une temporisation de 300 milli secondes lors de la mise sous tension du transformateur HT
Cette temporisation est associée à un relais qui court-circuite une résistance placée en série avec le primaire du transformateur afin de limiter l’appel de courant par les condensateurs.

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CONCLUSION :

Après dégazage des 2 GI7B, la puissance est au rendez-vous. L’amplificateur est nerveux et s’accorde sans difficulté. Une retouche du circuit de sortie au niveau des prises de la self a toutefois été nécessaire.

 

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